La santé mentale des jeunes

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La santé mentale des élèves demeure une priorité pour le ministère de l’éducation nationale. Dans le cadre de la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale reconduite en 2026, et dans le prolongement des Assises de la santé scolaire de mai 2025, nous réaffirmons notre engagement à renforcer les actions de prévention et de promotion de la santé de nos élèves.

Portée par le ministère depuis 2020, la démarche École promotrice de santé (EPSa) vise l’intégration du bien-être au cœur des projets d’écoles et d’établissement. Cette approche s’appuie notamment sur le développement des compétences psychosociales dans les enseignements, lesquelles contribuent à améliorer la santé mentale en renforçant l’estime de soi, la gestion des émotions et la capacité à demander de l’aide.

 

Actions menées au collège :

– Atelier sur la gestion des émotions ;

– Atelier bien-être ;

– Table ronde parents sur l’adolescence ;

– Programme Phare de lutte contre le harcèlement ;

– Tutorat à destination des élèves décrocheurs ou en voie de décrochage ;

– De nombreux ateliers du midi pour contribuer à l’épanouissement des élèves : théâtre, chorale, développement durable, jeux de société, jeu d’échecs, web radio, arts plastiques, culture asiatique ;

– Huit activités sportives différentes proposées dans le cadre de l’association sportive ;

– Un atelier de l’association sportive le lundi à 17 h pour les élèves et les personnels de l’établissement ;

– Concours des talents et concours de récitation pour mettre à l’honneur les élèves ;

– Partenariat sur l’année scolaire avec l’association des chiens guides d’aveugles d’Ile de France pour sensibiliser au handicap ;

– Des actions sportives ponctuelles fortes autour de belles valeurs ;

– De nombreuses actions dans le cadre du CESCE ;

– Un partenariat avec la Gendarmerie de Coubert, notamment dans le cadre d’actions sportives ;

– Des sorties scolaires pour ouvrir les élèves au monde qui les entoure…

 

Protocole santé mentale du collège Marie-Amélie Le Fur de Coubert     Protocole santé mentale

 

 

 

 

 

 

 

 

Le protocole santé mentale 

Le collège Marie-Amélie Le Fur s’est doté d’un protocole pour proposer un « parcours » facilitant le repérage et la prise en charge d’élèves en situation de souffrance psychique. Le circuit d’alerte et de prise en charge est défini en fonction d’une part de l’urgence de la situation identifiée et d’autre part du personnel disponible et formé au sein du collège. Chaque membre de la communauté éducative, en fonction de son domaine d’expertise, contribue à repérer, alerter, évaluer, adresser ou assurer un suivi.

Plus spécifiquement, ce protocole doit ainsi permettre aux personnels et aux élèves de mieux repérer les signes de souffrance psychique et de savoir à qui s’adresser lorsqu’ils repèrent une situation problématique.

La dimension psychologique reste l’expertise des personnels sociaux et de santé de l’éducation nationale (infirmière, psychologue et assistante sociale de l’éducation nationale). Les familles sont associées. Informées en amont de l’existence du protocole dans l’établissement, elles sont partie prenante de la solution à toutes les difficultés repérées et sont contactées lorsqu’une situation de souffrance psychique est identifiée chez un élève (sauf dans les cas prévus par la loi en cas de danger imminent pour l’élève).

La parole des élèves est accueillie avec bienveillance et sans jugement de valeur. Pour tous, la confidentialité des informations relatives à la situation des élèves est nécessaire à chaque étape. Cela n’empêche pas de prévenir les membres de l’équipe pédagogique concernée d’une attention particulière à accorder à l’élève à ce moment de sa scolarité et d’identifier la personne à prévenir dans l’établissement en cas d’inquiétude.

La mise en œuvre de ce protocole repose sur l’existence d’une équipe ressource au sein de l’établissement. Cette équipe est organisée et structurée en amont afin de pouvoir répondre de manière efficace aux situations dès lors qu’elles sont repérées. Elle est constituée des personnels sociaux et de santé (assistants de service social, infirmiers, médecins et psychologues de l’Éducation nationale) rattachés à l’établissement. D’autres personnels volontaires et formés ont rejoint l’équipe, notamment les personnels repères en santé mentale.

Le protocole a été présenté aux membres du conseil d’administration du collège. Ce protocole s’inscrit dans une démarche de long terme de promotion du bien-être au collège, dans le cadre de la démarche École promotrice de santé (EPSa). Le travail de coéducation avec les familles est un incontournable et fait l’objet d’un travail et d’une réflexion dans le cadre du CESCE.

 

 

Equipe ressource (pôle médico-social)

Mme BARNA, infirmière scolaire

Mme PAULO, psychologue de l’éducation nationale

Assistante sociale

 

Personnels repères 

Mme JABLONSKI, professeure d’espagnol

M. LEBRET, professeur des écoles, SEGPA

 

Autres personnels engagés 

M. SOIGNEUX, Principal

Mme BOUCHTI, Principale adjointe

M. BERTAUX, Directeur SEGPA

Mme DORMOIS, CPE

Mme CIKOJEVIC, professeure d’histoire géographie EMC, référente décrochage scolaire

Mme ROGER, professeure d’anglais, référente décrochage scolaire

Mme YESSAD, professeure d’EPS, référente harcèlement

 

 

RESSOURCES 

Lien vers le site du ministère https://eduscol.education.gouv.fr/5958/agir-pour-favoriser-la-sante-mentale-et-le-bien-etre-des-eleves

Kit pour les séances d’empathie  https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/2026hors-seriekit-empathiepdf-126386.pdf

Courte vidéo du site Lumni – « C’est quoi l’empathie ? »  https://www.lumni.fr/video/c-est-quoi-l-empathie#:~:text=L’empathie%2C%20c’est,tu%20%C3%A9prouves%20de%20la%20joie.

La santé mentale, une composante essentielle de la santé   

La démarche École promotrice de santé se fonde sur la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui définit cette dernière comme « un état de complet bien-être physique, mental et social et [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

La question de la santé mentale est encore souvent tabou et les représentations la réduisent souvent à sa dimension de maladie mentale. Or la santé mentale représente bien plus que l’absence de troubles psychiatriques. Selon l’OMS, la santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

La santé mentale comporte trois dimensions :

la santé mentale positive ou bien-être qui recouvre l’épanouissement personnel, les ressources psychologiques (maîtrise, estime de soi, résilience, optimisme, impression de cohérence par exemple) et les capacités d’agir de l’individu dans ses rôles sociaux ;

la détresse psychologique ou mal-être, qui apparaît en réaction à un stress ou une situation éprouvante. Les symptômes, principalement anxieux ou dépressifs, sont le plus souvent transitoires et ne sont pas dans ce cas révélateurs d’un trouble mental ;

les maladies mentales ou troubles psychiatriques, plus ou moins sévères et handicapants, qui se réfèrent à des classifications diagnostiques et relèvent d’une prise en charge médicale.

 

Quelques chiffres clés sur l’état de santé mentale des élèves

La santé mentale des enfants et des jeunes se dégrade depuis plusieurs années et devient préoccupante, comme l’attestent de nombreuses études. Ces dernières révèlent également une vulnérabilité particulière des adolescentes et des jeunes femmes, davantage concernées par les syndromes anxio-dépressifs et les pensées suicidaires depuis 2020 (DREES, mai 2024).

Les personnels de santé et sociaux de l’éducation nationale notent une augmentation significative des consultations concernant la santé mentale avec l’apparition de symptômes physiques ou psychiques de mal-être ou une aggravation de troubles existants, des passages à l’infirmerie, des examens médicaux à la demande pour un projet d’accueil individualisé (PAI), des situations de protection de l’enfance préoccupantes.

Apprendre à repérer ses émotions et à les gérer